Du monosandalisme, de la bernache, et des sept dormants.
Des motifs récurrents qui marquent l'imagination jusqu' à en devenir des symbolesAller de l'avant clopin-clopant: le monosandalisme est l'image même du décalage universel, du déséquilibre intime.
Tel Achab, au même titre qu'Œdipe au pied gonflé, sans oublier les spartiates au dire de Thucydide, du diable boiteux au talon vitupérateur de Kroutchev, tous disciples de cette doctrine, de cette école occulte.
Ajoutons au pied bancal, l'image de la spirale, symbole de vie (ADN) contenant le nombre d'or et le mystère des suites convergentes à l'infini, preuve des arguties zénonesques, illustrée, incarnée par la bernache dont le culte fut repandu par les phéniciens jusque sur les côtes ouessantines.
A cette spirale ajoutons Cent ans de solitude, l'ouverture et la clôture en queue de cochon s'enroulant sur elle-même comme l'ouragan emportant les pages du récit…
Et des septs dormants d'Ephèse à la Bretagne, de l'Orient à l'Extrême Occident (Uxissama) de l'Islam (Damas) au catholicisme (Saint Martin de Tours), Dersanval aurait découvert l'unité de ces motifs sans accepter leur complicité profonde…
Pourquoi la Mongolie (Potocki), pourquoi la Patagonie (Caillois et Chatwin), pourquoi les îles (Orcades, Aran, Arran…) ?
Sir Thomas Browne cité par Melville dans Moby Dick et repris par Borges,
Caillois parlant de la Patagonie, éditant Potocki et Borges,
Potocki tentant d'atteindre Urga et se suicidant avec le capuchon de sa théière d'argent,
Et Chatwin dans son voyage en Patagonie mentionnant le domestique du neveu de Potocki,
Pavic et son dictionnaire Khazar et son paysage peint avec ce même thé assassin,
Et Chesterton et sa re-création du jeudi…
Tant d'indices et d'incidents.